Marin Esnault - étudiant entrepreneur

 

Peux-tu te présenter, expliquer ton parcours et ton projet d’entreprise ?

Je m’appelle Marin Esnault, j’ai 24 ans et j’ai eu un parcours un peu en tête d’épingle. J’ai d’abord fait une licence d’électronique et télécommunication parce que je voulais devenir ingénieur du son. Ensuite, j’ai fait une licence pro en audiovisuel à Rennes 2 et après j’ai commencé à faire des stages dans des structures d’art numérique et donc j’ai découvert le monde de l’art. Finalement, faire du son ça m’a un peu saoulé, donc après je suis parti en master de création numérique à Rennes, c’était un peu un virage à 90°C. En sortie de master, je me suis demandé ce que je pouvais faire avec un master en création numérique. Je suis rentré à PEPITE avec un projet, j’ai commencé à travailler avec un artiste que j’avais rencontré en master, qui lui était plutôt en reprise d’études donc il avait déjà un projet qui était bien développé. Et je me suis dit que j’allais rentrer avec ce projet à PEPITE.

L’idée c’était de faire l’interface entre l’artiste et les technologies, ce qu’on appelle du design d’interaction. C’est un artiste qui fait des performances. Et donc ensuite quand je suis rentré à PEPITE, il y a eu des déconvenues parce qu’il y avait des retards de financement et de subventions pour ce projet là. Ça a remis un peu en question mon projet « est-ce que c’est viable de travailler avec des artistes sur le long terme, en tout cas sur une activité constante ? ». En rencontrant ma tutrice professionnelle, Cécile Martin qui était chargée à l’époque du transfert d’innovation à l’INRIA, on s’est rendu compte qu’il allait peut-être que j’aille explorer d’autres marchés. Finalement, en janvier je suis allé à un salon qui s’appelle le SITEM, un salon pour les professionnels du musée. Je me suis rendue compte que dans le domaine de la muséographie en fait, je pouvais faire ce que j’aime tout en travaillant dans le domaine de la culture, qui est un domaine qui m’est cher. Et aussi avoir un revenu assez constant, parce que finalement, des expositions il y en assez souvent, il y a environ 1300 musées publics en France.

À quelle phase de ton projet en es-tu ?

Depuis j’ai plutôt rencontré à Rennes des professionnels du secteur, notamment des Champs libres, des associations en art numérique tout ça. Et donc ça m’a décidé à répondre aux appels d’offres, donc là je vais bientôt créer un studio qui s’appelle Intangible qui est un studio de design d’interaction spécialisé dans la muséographie et donc du design d’interaction qui est plutôt participatif où le public n’est pas juste dans une relation « descendante » entre ce qu’il voit, entre le savoir et lui, le savoir ne va pas venir vers lui mais je vais plutôt amener de la participation dans le musée. Pour que finalement, le musée devienne un lieu social où il y a une participation et aussi des échanges entre les visiteurs et ce qui est exposé et aussi entre les visiteurs eux-mêmes pour générer de la discussion au travers de dispositifs de médiation tangibles et digitaux.

Comment as-tu entendu parler de PEPITE ?

C’est assez marrant comme question parce qu’en fait le co-directeur de ma formation m’a un peu poussé à m’inscrire à PEPITE à l’époque, il nous faisait la pub de PEPITE. Au début, j’ai deux amis qui se sont inscrits et qui n’ont pas continué. Je n’étais pas super partant pour m’inscrire au départ et finalement j’ai regardé l’accompagnement tout ça... Et je suis allé à un atelier bien avant que je m’inscrive, c’était en juin sur les statuts. C’était Barbara qui l’organisait et moi ça m’intéressait. Surtout qu'en tant qu’artiste, c’est la jungle des statuts. L’approche m’a assez plu donc finalement. J’ai rejoint donc PEPITE en septembre 2018, passé le comité d’engagement et me voilà.

Quel parcours as-tu suivi ? De quelle promo es-tu ?

Emergence et Starter. J’ai commencé en novembre, j’ai fait Emergence et après Starter. Ce qui était pas mal c’est que j’avais un bureau chez PEPITE, notre promo en Starter c’était une petite famille. On se voyait tous un peu tout le temps, on se voyait tous les jeudis, et puis après on était tous ensemble dans les bureaux et tout ça. On se croisait, on discutait, il y a aussi cet aspect-là, moi je ne veux pas être seul. Parce qu’en fait mon studio, je préfère le porter seul mais travailler avec des freelances ou des travailleurs indépendants m’a permis de ne pas commencer seul. Parce que je pense que seul ça aurait été vraiment plus galère.

Qu’est-ce que PEPITE as-pu t’apporter ?

Le soutien des équipes, Geneviève m’a pas mal aidé sur des questions un peu précises, sur la facturation par exemple. Vu que j’étais dans les bureaux, dès que j’avais une question, je venais toquer à la porte et je demandais. Il y avait les intervenants aussi, ça dépend aussi beaucoup des projets. J’ai un projet où je vais être sur du marché public, de la création, qui est artistique, sur du design d’interaction, et qui n’est pas forcément sur de la vente de produit mais de services. J’ai un projet qui est assez complexe avec un marché qui l'est tout autant. J’ai pu avoir des ateliers personnalisés et ma tutrice professionnelle m’a vraiment beaucoup soutenu.

Nom & Prénom: 
Marin Esnault
Entreprise: 
inTangible
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